|
Fortuné Royon , curé de
Créquy de 1873 à 1882

 |
Du 16 août 1873 au 23 mars 1882, M.
Fortuné Royon reste curé de Créquy. |
 |
En prenant possession de Créquy, il
recueillait une succession que avait appelée la bonne paroisse de Créquy :
la foi y était vive, les pratiques religieuses bien conservées. L'union et
la concorde régnaient partout en tout. L'administration municipale était
bien disposée comme toujours. Les débuts de M. Royon furent heureux.
Pouvaient-ils ne pas l'être ? En 1875, M. Royon donna un cachet à
l'église en y ajoutant deux bras de croix , en moyen de secours de la
commune qu'il n'avait pas même consultée régulièrement avant de
commencer les travaux, et d'une loterie autorisée, à sa sollicitation par
l'évêché. M. Royon grandissait l'église trop petite encore alors et
l'embellissait. |
 |
Il s'attacha aussi particulièrement aussi
à la décoration du choeur : il y fit faire, en lattis, un plafond
architectural, un nouveau pavé et un lambris en chêne. |
 |
Une table de communion fut offerte par M.
Hector Bracquart et Auguste Brebion-Demagny ; une belle fenêtre, par
Alcibiade Bracquart percepteur, dans la chapelle de St Joseph, une autre
belle fenêtre, par la famille Boudry, dans la chapelle de la Ste Vierge. M.
Brebion-Frambry François donna l'autel de St Joseph ; M. Vve Blondel de
Verchocq dota l'église d'un chemin de croix, celui qui existe encore
aujourd'hui. |
 |
En 1878, M. Royon acheta une vieille
maison sur la place et y établit deux religieuses comme institutrices
libres dont le logement et les classes n'étaient guères habitables. M.
Royon tourmenta l'institutrice communale, Melle Petit et la pressa de donner
sa démission. Elle succomba enfin à ses obsessions, tomba malade peu
après et mourut d'une fièvre cérébrale, le 19 avril 1877 à 59 ans. |
 |
Immédiatement M. Royon proposa les soeurs
pour la remplacer en qualité de communauté. Au cours des élections
municipales, il oublia sa dignité. Il fut nommé à Achicourt portes de
l'évêché. Créquy resta dans un état moral facheux : les meilleures
réputations familles divisées, les frères ennemis, la guerre partout,
l'oeuvre de M. Delattre en partie détruite ! Tristesse orientation pour son
successeur. Le meilleur grain lui restait cependant assuré. |
|