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François Pingrenon,
curé de Créquy de 1882 à 1899

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Le 23 mars 1882. M. François Pingrenon
succède à M. Royon servant de Créquy. Il quittait Ablain St Nazaire où
il était curé et où il laissait bien regrets. Il était né à Lugy,
canton de Fruges : M. Pingrenon appartient à une famille nombreuse,
essentiellement religieuse qui se composait de trois garçons et quatre
filles. L'aîné de ses frère, prêtre d'un grand talent, est mort
missionnaire en chine : l'autre est frère jésuite : trois filles sont
soeurs enseignantes,la quatrième habite avec M. le Curé. A sa première
visite de son nouveau poste, M. Pingrenon, qui quittait un presbytère de
premier ordre et une église que rien n'a pu lui faire oublier, fut
douloureusement impressionné de la pauvreté de celle de Créquy et surtout
du presbytère qu'il trouva inhabitable. M. Pingrenon hésitait à prendre
possession de son poste. Il lui fallut voir la bonne figure qu'on lui
faisait et lui donner la promesse formelle de s'occuper tout de suite du
presbytère pour le décider à venir sans appréhension. En moins d'un
mois, à cause de son bon tact et de ses manières affectueueses, tout le
monde était devenu de son parti. Immédiatement la restauration du
presbytère fut faite au goût de M. le curé aux frais de la commune et de
M. le curé qui voulut y prendre part. |
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Cloche fondue sous M. Royon fut refondue
à Douai et augmentée de poids. Janvier 1883 eut lieu la bénédiction de
cette nouvelle cloche par M. Pringrenon curé de Créquy avec délégation
spéciale de Monseigneur Dennel. Etaient présents à la bénédiction les
curés d'Embry, de Rimboval et de Coupelle-Neuve. Le prêtre délégué M.
Lequien curé d'Embry. La marraine fut Florine Desmons femme de M. Merlin
maire, et le parrain Ernest Dufourny qui lui donnèrent le nom de
Florine-Ernestine. |
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En 1885, assainissement de l'église par
le déblaiement d'une masse de terre dans tout le pourtour de ses murs. A la
même époque transformation et agrandissment du cimetière sans en changer
les limites. Sur la proposition de M. le curé , on supprima les anciennes
barrières qui se trouvaient à chaque bout et on en établit une seule en
face de l'entrée de l'église avec belles barrières en fer se refermant
sur elles-mêmes. La contenance superficielle du cimetière y gagna
énormément. Dès son arrivée, M. Pingrenon qui en avait constaté le
besoin s'attacha, d'une façon particulière, à amener les fidèles à
l'exactitude, à arriver ponctuellement à la messe et aux autres exercices
religieux avant le dernier coup de cloche. Il a fait placer une pendule dans
l'église. M. Pingrenon établit une petite maîtrise qu'il dirige
lui-même. Déjà de jeunes enfants de choeur et d'autres jeunes hommes
peuvent suffire à tout. Un harmonium et un monocorde accompagnent le chant
et les morceaux de musique à plusieurs voix. |
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En 1887-1889, la chapelle de la Ste Vierge
était encore tout à fait ue : sans autel et sans aucune ornementation. |
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L'église n'étant pas déjà trop grande,
M. Pingrenon pensa utiliser cette chapelle d'un certain nombre de femmes et
de grandes filles. |
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Il transforma toute la tribune existante
après l'avoir solidifiée par de nouvelles colonnes soutènement. Tous les
enfants des écoles y prirent commodément place sur des bancs
amphithéâtre . Le même escalier donnait accès à la tribune aux garçons
et aux filles, c'était un inconvénient. Il en fit un de chaque côté. |
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M. le curé, qui avait fait depuis
quelques temps, de ses propres mains , avec une patience inouïe, un autel
à peu près du même genre que celui de St Joseph, en fit l'inauguration
avec cérémonies. Le choeur de l'église avait seul un plafond à nervures
; celui de la nef était plat, grossièrement fait, tout crevassé et
menaçait de s'effondrer prochainement. M. Pingrenon le remplaça par un
autre du même genre que celui du choeur , mais plus modeste. Il fit
ensuite, successivement une nouvelle chaire et un nouveau confessionnal
scultés que ne dédaigneraient pas certaines petites villes. L'ancien
confessionnal n'était plus tenable et occupait trop de place : la chaire
était trop primitive, le prédicateur ne pouvait y arriver que par un petit
escalier dérobé dans l'épaisseur du mur. Tout ce qui est sorti de la
conception ou des mains de M. Pingrenon porte le cachet du génie et du bon
goût. C'est un prêtre très pieux, un excellent prédicateur sans
prétention, sachant toujours rester à la portée de ses auditeurs. |
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