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Les origines de Créquy
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La préhistoire
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Les origines de Créquy se perdent
sans doute dans la nuit des temps, mais bien avant que le nom fut donné
au lieu lui-même, des hommes avaient déjà foulé son sol, comme le
révèle l'archéologie. Pas de découvertes sûres datant du lointain
passé paléolithique. Par contre, Créquy fut peuplé par les
agriculteurs à l'époque néolithique, peut-être vers le troisième
millénaire avant l'ère chrétienne. De nombreux vestiges de cette
période ont été retrouvés en plusieurs endroits du territoire
communal, sous forme d'outils en silex, grattoirs, racloirs, pointes,
lames et quelques haches en pierre polie dont une assez belle
découverte en 1967, au Bois Habart. Des prospections assez poussées
ont montré que les plateaux de la Plaine du Moulin (entre le bois de
Sains-les-Maisonnettes et la Vallée) et du Beaussart avaient été
occupés très anciennement et sans doute mis en culture. Pas de sites
d'habitat certains, mais cela peut encore se découvrir. (Les
sites néolithiques) |
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Ces premières occupations étaient
sporadiques et l'on ne retrouve par la suite une occupation certaine
qu'à l'époque romaine, quoique certains indices, découverts sur les
photographies aériennes, laissent à penser que le bois de Créquy
recèle des traces d'occupation à l'âge des Métaux, mais ce n'est pas
prouvé. |
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Les temps gallo-romains (Ier-IVème
siècles)
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A l'époque romaine, le territoire
créquinois fait partie de la cité des Morins, et un siècle après la
conquête, il est enfin mis en valeur. |
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L'on observe une implantation de
l'habitat en ordre dispersé, comme c'est la règle à l'époque. Quatre
établissements gallo-romains ont été à ce jour découverts. Il peut y
en avoir d'autres. Ils se caractérisent par la présence de fragments de
grosses tuiles, rondes (imbrix) ou plates (tegula), d'éléments de
poterie, sigillée ou commune. (les sites
gallo-romains) |
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L'occupation de l'espace créquinois à
l'époque gallo-romaine s'inscrit dans un système cadastral organisé
comme le montrent les recherches récentes menées par l'excellent Gilles
Pouchain. Pour des raisons fiscales, mais peut-être aussi de mise en
valeur du territoire, l'administrateur romain a mis en place de vastes
centuriations, s'organisant dans un cadastre rigoureusement géométrique,
autour de centuries de 2400 pieds de côté, soit 710 mètres environ. Gilles
Pouchain a relevé trois orientations essentielles.
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l'orientation 51° qui a
structuré, semble-t-il, à une date précoce, l'ensemble de la
Morinie. |
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Cette implantation antique disparaît
lors de grandes crises qui secouent la Gaule au milieu du IIIème siècle.
Les Barbares qui envahissent alors l'Empire Romain dévastent la plupart
des établissements agricoles, dont les occupants s'enfuient, abandonnant
parfois enfouis, leurs trésors, comme ce fut le cas au Bois Habart. |
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Peu après, au IVème siècle, les
structures agraires se reconstituent. L'habitat se concentre. La vie
rurale s'organise au sein de grands domaines qui ont donné le nom aux
villages actuels. C'est le cas de la plupart des villages en -y ou en -ecques
de notre Haut-Pays qui viennent d'anciens noms de domaine en -iacum.
Créquy peut donc être antique Crixiaum qui a été particulièrement
productif dans la toponyme française et qui aboutit aux divers Crécy,
Cressy, Crecques, Cressey, Cressat, suivant les régions. Que signifie ce
toponyme ? Tout simplement le domaine de "Crixos", Crixos étant
un nom de personnage d'origine gauloise signifiant le "Frisé".
Ce Crixos fut sans doute l'un des premiers propriétaires de Créquy. |
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Le Haut-Moyen-Age
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Comment se représenter l'espace
créquinois, tel qu'il devait apparaître au IVème siècle à l'époque
carolingienne ? Il faut dire que, outre les indices toponymiques (étude
des noms de lieux, nous possédons aucune information d'ordre
archéologique ou documentaire. La découverte d'un cimetière
mérovingien est tout à fait possible. Cependant, l'étude des noms de
lieux-dits permet de reconstituer le paysage initial de Créquy, situation
qui nous apparaît probable pour l'époque du Bas-Empire et l'époque
mérovingienne, que l'on reconnaît comme étant une période de
dépression économique et démographique où l'homme, misérable,
assujetti à une riche aristocratie, peine à lutter contre une nature qui
reprend ses droits après l'exploitation, peut-être trop intensive du
sol, durant les beaux siècles de l'époque gallo-romaine. Peut-on tenter
une hypothèse sur la reconstitution du paysage de cette lointaine
époque? (l'espace
rural du Haut-Moyen-age) |
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De ces siècles des origines, dont nous
ne savons pas grand chose, une autre hypothèse. Les premiers créquinois
furent peut-être gagnés assez tôt au christianisme, vers les VIIème ou
VIIIème siècle, comme le révèle la dédicace de l'église, à
Saint-Pierre, qui est considérée souvent comme ancienne. |
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