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Les chapelles
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Chapelle
à Jésus Flagellé
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On
la trouvait encore sur la route de Fruges, mais abandonnée, elle est en
ruine.
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Entre
deux guerres, elle avait encore ses fidèles qui gardaient l'habitude de
jeter des pièces de monnaie à l'intérieur en signe de reconnaissance.
Peut-être aussi ces offrandes étaient-elles des remerciements ou des
invocations particulières.
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Ce
petit édifice doit dater du XVIIème
siècle. Autrefois il balisait un croisement sur l'ancienne voie rapide
qu'empruntaient les chasse-marées venant de Boulogne, pour se rendre à
l'abbaye Sainte Marie de Ruisseauville. On peut retrouver cet itinéraire
en consultant la carte d'état-major de 1889. |
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Chapelle
du Saint Esprit
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au
bout de la rue de Rucquefort, devenue Rucfort puis Rulfort (à cause des
services fiscaux de Montreuil qui ont pris le "C" pour un
"L"). Un pèlerinage a lieu chaque lundi de Pentecôte ; l'édifice
remonterait à 1210. Après la cérémonie de la messe le matin, l'après-midi,
tous les fidèles se retrouvaient pour la procession (voir photo 11,
page 81).
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Il
était coutume de poursuivre la rencontre en organisant dans la soirée
des danses. Cela se passait sous la tente ou dans un bal monté, avec la
participation d'un "baliste". En quelque sorte, c'était la
ducasse du quartier. Ce bal du lundi de Pentecôte était le premier de
l'année, ce qui amenait une certaine affluence des jeunes du secteur
malgré les recommandations du curé de la paroisse qui voyait plutôt
d'un mauvais oeil l'ouverture de ce bal. Il disait que : |
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De
nos jours il y a encore procession l'après-midi du lundi de Pentecôte
depuis l'église jusque la chapelle et messe le mardi matin mais avec
une fréquentation moins importante. Le bal du soir a été abandonné
depuis plusieurs années avec l'apparition des "boîtes de
nuit", c'est à dire aux environs de 1950. La fanfare de Sainte Cécile
qui participe à la procession joue divers morceaux tout au long du
chemin. C'est elle qui terminera cette cérémonie très priante par une
dernière aubade. Jusqu'en 1950, les familles de Créquy lançaient des
invitations chez leurs parents et amis des environs et tout ce monde se
rendait à la procession du lundi.
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Arrivés
à la chapelle, quelques personnes pénètrent à l'intérieur pour
assister à la fin de la cérémonie, mais la plupart des fidèles reste
au dehors sur des bancs installés pour l'occasion.
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Pour
prononcer son homélie, le prêtre vient à l'extérieur et monte sur
l'estrade avec pupitre qui lui est réservée. Après quelques prières
et chants à l'intention du Saint Esprit, autrefois tous les fidèles
"recevaient les Evangiles" ; en langage local cela se disait
"archuvoir turlute". Ce geste se faisait par groupes de deux
personnes agenouillées, sur la tête desquelles, le prêtre posait un
pan de son étole et prononçait les prières d'usage, un passage de l'évangile
de saint Jean.
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<<Autrefois,
pèlerinage des colporteurs (qui vendaient louches et robinets et tous
objets en bois), le lundi de Pentecôte, jour de leur fête. Ils
partaient de l'église et par la route de Créquy à Maisoncelle se
rendaient en priant et chantant des cantiques jusque la chapelle qui
date, d'après notre curé, de 1110, bâtie par le Sire de Créquy, en
retour de croisade. Je ne vois pas très bien le sens de cette
procession pour les colporteurs ? Sans doute une protection pour leurs
voyages et en même temps une inspiration pour la vente de leurs
produits ; c'était l'occasion de se retrouver et ce soir-là, la bière
coulait à flot. Je me rappelle le père Rémy Guffroi qui me raconta
qu'il avait fait la route de Dunkerque à Créquy, 90 km environ sans
dormir, pour être présent à la procession. Quelle foi ! >>
d'après Marcel
Moronval.
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 | Cette
journée était marquée par beaucoup de convivialité. Déjà pour les
habitants du quartier, c'était l'occasion d'inviter leur famille, mais
l'ensemble des pèlerins était accueilli dans la joie et la
camaraderie. Tel offrait un verre de cidre bouché, un autre une couque
ou un quartier de tarte et tout le monde pouvait se restaurer chez
l'habitant. |
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