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Témoignage de
Michel Derolez sur le certificat d’étude à Créquy de 1957 à 1968
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Pendant 12 années consécutives de
1957 à 1968 année de sa suppression, j’ai présenté des garçons de 14
ou même 15 ans : parfois un ou deux mais aussi trois ou quatre à
l’examen du C.E.P. |
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Le
grand jour arrivé, après la proclamation des résultats, mes collègues de
" la vallée " et moi-même quittions immédiatement " le
chef-lieu" et prenions la direction de nos communes… |
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De retour à Créquy, la Directrice
de l’école des filles et moi ramenions nos élèves à leur domicile. Les
deux voitures étaient décorées de petits drapeaux tricolores et les
parents, avertis par les coups de klaxon, nous attendaient devant le pas de
leur porte ou la barrière grande ouverte de la cour de la ferme. Nous fêtions
dignement l’évènement, en toute simplicité, avec souvent le renfort des
grands parents ou d’un voisin. Suivant les cas, pâtisserie maison ou
biscuits nous attendaient, accompagnés de vin ou de cidre en bouteille… |
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Après un essai
"malheureux", instruit par une solide expérience, je refusais
poliment le café car je me méfiais de la bonne bistouille et aussi des
rincettes à l’eau de vie de cidre que je savais
"dangereuses"… |
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sont des années d’une vie professionnelle dont on garde un bon souvenir
car faites de joies simples, de plaisirs partagés, de respect mutuel et de
reconnaissance. |
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